Le gouvernement indien a ordonné le retrait du code de l'application bitchat de GitHub
L'ancien PDG de Twitter, Jack Dorsey, affirme que le gouvernement indien a ordonné à GitHub de supprimer le code de l'application de messagerie open-source bitchat. Cette directive intervient en pleine période de manifestations étudiantes.

L'ancien PDG de Twitter, Jack Dorsey, a déclaré que le gouvernement indien avait ordonné à GitHub de supprimer des dépôts associés à bitchat, une application de messagerie open-source. bitchat facilite la communication de pair à pair via des réseaux maillés Bluetooth, sans nécessiter d'Internet ou de serveurs centraux.
Dorsey a partagé une notification du Centre de coordination de la cybercriminalité indienne (I4C), relevant du ministère de l'Intérieur, datée du 23 juillet. La directive demandait à GitHub de supprimer ou de désactiver l'accès à trois URL liées au projet dans un délai de trois heures. Celles-ci comprenaient le dépôt principal du code source, le dépôt Android et la page des versions Android.
Cette action intervient dans le contexte des manifestations étudiantes en cours concernant des allégations d'irrégularités lors des examens NEET. Les autorités ont également suspendu temporairement les services Internet mobiles à proximité des sites de protestation, invoquant la sécurité publique et le maintien de l'ordre.
L'I4C a avancé que bitchat permet une communication anonyme sans enregistrement ni journalisation centralisée, ce qui complique les enquêtes des forces de l'ordre. Le centre a affirmé que de telles plateformes pourraient être utilisées à mauvais escient pour contourner la surveillance, les restrictions lors des coupures d'Internet et pour permettre une coordination anonyme en cas de troubles publics, d'émeutes, de terrorisme et de criminalité organisée.
L'Inde a renforcé sa surveillance des plateformes en ligne, avec des amendements proposés aux règles informatiques exigeant des plateformes qu'elles suppriment le contenu propice à des actes illégaux dans les trois heures suivant la réception d'un avis gouvernemental.