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Technologie

Le gouvernement indien ne communique pas les données sur les plaintes de deepfakes, répond par de nouvelles lois

Le gouvernement central indien a refusé de fournir des chiffres spécifiques sur les plaintes de deepfakes et les demandes de suppression de contenu malgré une enquête parlementaire. Il a plutôt détaillé les cadres juridiques existants et nouveaux pour traiter le contenu généré par l'IA.

7 août 2026
Le gouvernement indien ne communique pas les données sur les plaintes de deepfakes, répond par de nouvelles lois
Image générée par IA à titre d'illustration

Le gouvernement indien a choisi de ne pas divulguer le nombre de plaintes concernant les deepfakes ou les demandes de suppression de contenu qu'il a traitées, malgré une demande expresse du Parlement. Dans une réponse écrite, le gouvernement a plutôt exposé le cadre juridique en place pour lutter contre les deepfakes générés par l'IA, y compris les modifications récentes des règles et les mécanismes d'application.

L'enquête, soumise au Ministère de l'Électronique et des Technologies de l'Information (MeitY) par le membre du Parlement Karti P. Chidambaram, demandait des données sur les plaintes de deepfakes reçues, la conformité aux ordres de retrait et les efforts de coordination. Cependant, le gouvernement n'a pas fourni de chiffres sur les plaintes enregistrées via le Portail National de Signalement de la Cybercriminalité, CERT-In ou d'autres agences au cours des deux dernières années. Les données sur les requêtes adressées aux intermédiaires des réseaux sociaux pour la suppression des deepfakes et leur conformité dans le délai de trois heures imparti ont également été omises.

Au lieu de fournir des statistiques, le gouvernement a mis en évidence les dispositions juridiques existantes. Celles-ci comprennent des sections de l'Indian Information Technology Act de 2000, qui traitent des infractions telles que le vol d'identité, l'usurpation d'identité et les violations de la vie privée. La réponse a également fait référence à des dispositions du Bharatiya Nyaya Sanhita de 2023, relatives à la fraude par usurpation d'identité, à la falsification et à la désinformation.

Le gouvernement a également mentionné les règles IT modifiées notifiées en février 2026. Ces règles obligent les plateformes à étiqueter le contenu généré par l'IA, à préserver les métadonnées et à mettre en œuvre des mesures pour détecter le contenu synthétique illégal. Les plateformes doivent supprimer le contenu illégal dans les trois heures suivant la réception d'instructions valides des autorités ou des tribunaux, avec une perte potentielle de la protection de "safe harbor" en cas de non-conformité.

Concernant l'application et la coordination, le gouvernement a souligné les mécanismes existants. Il s'agit notamment du Centre Indien de Coordination de la Cybercriminalité (I4C) et de la plateforme Samanvaya, qui relie les enquêtes sur la cybercriminalité entre les États. Le gouvernement a déclaré que ces efforts ont conduit à de nombreuses arrestations et à l'identification de liens criminels.

Source originale: medianama.com