Le formulaire de consentement d'identifiant d'étudiant APAAR en Inde suscite des questions sur la confidentialité
Le formulaire de consentement du ministère indien de l'Éducation pour le système d'identifiant étudiant APAAR a été révisé suite à une décision de justice exigeant des options plus claires pour le refus parental et la protection de la vie privée.

Le ministère indien de l'Éducation a mis à jour le formulaire de consentement pour son système de Registre Permanent Automatisé des Comptes Académiques (APAAR) suite à une directive judiciaire de décembre 2025. La Haute Cour d'Odisha a statué que le formulaire initial ne proposait pas d'option de refus, violant ainsi le caractère volontaire déclaré du programme et le droit à la vie privée.
Le système APAAR attribue aux étudiants un identifiant unique lié à un compte DigiLocker, destiné à créer un "dossier académique numérique à vie". Cette initiative est de plus en plus liée aux préoccupations relatives à la protection des données, notamment en ce qui concerne la loi sur la protection des données personnelles numériques (DPDPA) qui entrera pleinement en vigueur d'ici mai 2027. L'article 9 de la DPDPA interdit le suivi et la surveillance comportementale des enfants, soulevant des questions sur la transmission des dossiers académiques aux agences d'identification des talents ou de recrutement.
Le formulaire révisé comprend désormais deux cases : une pour le consentement et une pour le refus, répondant ainsi à l'exigence du tribunal d'une option de retrait claire. Auparavant, il n'y avait qu'une seule option de consentement. Le National Council of Educational Research and Training (NCERT) a également précisé qu'un identifiant APAAR n'est pas obligatoire pour l'admission scolaire. Malgré ces assurances, des parents ont rapporté avoir subi des pressions pour s'inscrire, et le fait de refuser le consentement est enregistré dans la base de données nationale UDISE+, ce qui pourrait affecter le dossier d'un élève.
Une clause supplémentaire permet aux parents de consentir à l'utilisation des données académiques de leur enfant pour des "portails de bourses et des services à valeur ajoutée tels que des agences d'identification des talents/compétences (recrutement)". Cette option à des fins de recrutement est préoccupante, car elle pourrait entraîner le partage des données académiques des mineurs avec des entités commerciales pour des activités de repérage, une pratique qui pourrait être en conflit avec les réglementations sur la protection des données relatives à la surveillance des données des enfants.
Les parents conservent le droit de retirer ou de modifier leur consentement à tout moment en soumettant une demande à l'école ou au délégué à la protection des données. Les implications à long terme d'un dossier numérique "à vie" et la manière dont le consentement sera géré une fois qu'un élève atteindra l'âge de 18 ans, moment où il acquerra le contrôle total de ses données, restent des points à clarifier davantage.