La démarche de l'Inde contre Bitchat de Jack Dorsey suscite un débat juridique
Les actions du gouvernement indien ciblant les dépôts GitHub de l'application Bitchat de Jack Dorsey ont soulevé des questions quant à la base juridique pour cibler les logiciels open-source en fonction de leur fonctionnalité.

Les actions du gouvernement indien ciblant les dépôts GitHub de l'application Bitchat de Jack Dorsey ont suscité des questions juridiques concernant le ciblage des logiciels open-source en fonction de leur fonctionnalité technique.
Jack Dorsey a publié vendredi sur X un avis, qu'il a déclaré provenir du ministère de l'Intérieur indien, ordonnant à GitHub de restreindre l'accès à trois dépôts Bitchat dans un délai de trois heures. L'avis soutenait que l'architecture anonyme et décentralisée de l'application pourrait faciliter des activités illégales et permettre aux utilisateurs de communiquer pendant les coupures d'Internet, rendant l'interception légale plus difficile.
Cette démarche intervient alors que les autorités indiennes renforcent les restrictions sur Internet, suite à des semaines de manifestations étudiantes à New Delhi concernant des fuites présumées de sujets d'examen. Ces manifestations ont été qualifiées de « mouvement des cafards ».
Bitchat, une application de messagerie hors ligne fonctionnant via Bluetooth, a connu un essor de popularité en Inde pendant les manifestations. Les développeurs de l'application se sont jusqu'à présent abstenus de commenter les demandes des autorités, se concentrant plutôt sur l'observation des réactions de la communauté open-source et des experts juridiques.