L'informatique devient le cœur stratégique des institutions financières italiennes
Une nouvelle étude révèle que 65 % des institutions financières italiennes considèrent désormais l'informatique comme un pilier central de leur stratégie industrielle, signe d'une maturité numérique croissante.

Un changement significatif est en cours dans le secteur financier italien, l'informatique étant de plus en plus positionnée au cœur de la stratégie industrielle, selon une étude de Cetif Research et Reply. La recherche indique que 65 % des institutions financières italiennes considèrent désormais l'informatique comme un levier structurel pour leurs activités, dépassant son rôle traditionnel de simple fonction de support. Cette évolution témoigne d'une phase de maturité de la transformation numérique, caractérisée par des choix technologiques consolidés et une collaboration renforcée entre l'informatique et les unités commerciales.
La stratégie informatique est devenue essentielle pour définir les priorités d'investissement, guider les efforts de modernisation et atténuer les contraintes réglementaires et technologiques complexes. L'étude a également révélé que 72 % du marché identifie les améliorations des Opérations comme le principal moteur d'innovation. Les institutions financières canalisent les investissements vers les processus les plus proches des activités commerciales et des interactions avec les clients, reconnaissant les Opérations comme le segment présentant la plus grande maturité numérique.
La demande informatique montre une polarisation claire. Dans des domaines tels que les Opérations, le Marketing et le Service Client, plus de 75 % de la demande informatique est évolutive, axée sur le développement de nouvelles capacités et l'amélioration des parcours clients. Pour les processus de gouvernance et de support, la demande est plus équilibrée, environ 55 % combinant des interventions correctives et évolutives, ce qui suggère une phase de consolidation.
Les investissements privilégient stratégiquement les projets qui permettent l'intégration, la scalabilité et l'engagement client. Plus de 65 % des initiatives stratégiques concernent les capacités omnicanal, la personnalisation des parcours clients et le développement de plateformes basées sur des API. Par contre, les projets d'infrastructure ou les initiatives moins directement liés à l'expérience client ont vu leur priorité diminuer.
Les principaux obstacles à la vitesse de la transformation numérique sont identifiés comme la complexité réglementaire et les longs délais de mise en œuvre, cités par près de 80 % des institutions financières. Les coûts d'intégration élevés et les défis liés à la gestion des données constituent également des obstacles importants au progrès.