Les entreprises italiennes confrontées à des retards de paiement croissants
Un rapport d'Atradius souligne la fragilité des entreprises italiennes face aux tensions de liquidité et au ralentissement des paiements B2B.
Le paysage économique italien est marqué par une détérioration des pratiques de paiement dans le secteur interentreprises (B2B). Selon les données d'Atradius, près des deux tiers des transactions B2B en Italie s'effectuent via des crédits commerciaux, une proportion largement supérieure à la moyenne observée en Europe occidentale. Cette dépendance, conjuguée au resserrement du crédit bancaire, fragilise la trésorerie des entreprises.
La culture de paiement en Italie se distingue par des délais nettement plus longs que chez ses voisins européens. Seulement deux entreprises sur cinq proposent des conditions de règlement à 30 jours, et une part importante des factures reste impayée bien au-delà de leur échéance, ce qui limite la flexibilité opérationnelle des fournisseurs. Les entreprises italiennes rapportent également des pertes sur créances plus élevées, souvent comprises entre 5 et 10 % du chiffre d'affaires.
L'incertitude économique pèse sur les perspectives à court terme. Les entreprises italiennes restent pessimistes quant à une éventuelle normalisation des délais de paiement et s'attendent à ce que le niveau des défaillances reste élevé en raison de la hausse des coûts de production et de conditions de financement restrictives.