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Technologie

Le district de Doda (J&K) impose un interdit de deux mois sur les VPN, soulevant des questions sur les pouvoirs exécutifs

Les autorités du district de Doda, au Jammu-et-Cachemire, ont imposé un interdit de deux mois sur l'utilisation des VPN. Cette mesure suscite des inquiétudes parmi les experts juridiques qui remettent en question la portée de la loi applicable.

10 septembre 2026
Le district de Doda (J&K) impose un interdit de deux mois sur les VPN, soulevant des questions sur les pouvoirs exécutifs
Image générée par IA à titre d'illustration

Les autorités du district de Doda, au Jammu-et-Cachemire, ont imposé un interdit de deux mois sur l'utilisation des Réseaux Privés Virtuels (VPN). Il s'agit de la dernière mesure d'une série d'ordonnances similaires dans le Territoire de l'Union, et elle a suscité des questions juridiques quant à l'application de la disposition légale pertinente.

L'ordonnance, émise le 5 septembre par le magistrat de district de Doda, Krishan Lal, invoque l'article 163 du Bharatiya Nagarik Suraksha Sanhita (BNSS), 2023, qui a remplacé l'article 144 du Code de procédure pénale. L'interdit interdit aux particuliers, aux institutions, aux cybercafés et aux entreprises de Doda d'utiliser des VPN sans autorisation gouvernementale explicite. Les contrevenants s'exposent à des poursuites judiciaires.

Selon les autorités, "certains individus et groupes" auraient utilisé abusivement des VPN pour "contourner les restrictions cybernétiques légales et accéder à des applications, sites web et contenus numériques interdits", ce qui constituerait une "grave menace pour la tranquillité publique et la sécurité nationale". Le Superintendant de Police de Doda est chargé de faire respecter l'interdit.

Ce n'est pas la première fois que des interdictions de VPN sont imposées à Doda ou au J&K. Un interdit similaire de deux mois a été imposé en mai 2025. D'autres ordonnances similaires ont été étendues à plusieurs autres districts fin décembre 2025, invoquant des rapports de police sur une utilisation "sans précédent" des VPN.

Les experts juridiques ont critiqué l'utilisation de l'article 163 pour ces interdictions, arguant que cette disposition était initialement destinée à des situations d'ordre public physique, et non à la réglementation des outils numériques. De plus, il est soutenu que la loi indienne sur les technologies de l'information réglemente déjà suffisamment le comportement en ligne et la cybersécurité, rendant les interdictions de VPN juridiquement infondées. L'utilisation d'un VPN n'est pas illégale en Inde, et la technologie est même recommandée pour améliorer la cybersécurité. Les autorités, cependant, défendent ces interdictions pour des raisons de sécurité, citant la situation volatile de la région et affirmant que les VPN pourraient être utilisés pour inciter à des troubles et coordonner des activités.

Source originale: medianama.com