Un juge annule les ordres de prolonger l'activité des centrales à charbon
Un juge fédéral a annulé les décrets du ministère de l'Énergie (DOE) qui obligeaient les centrales à charbon à poursuivre leur exploitation au-delà des dates de fermeture prévues. La décision, qui affecte initialement une centrale du Michigan, a des implications plus larges.

Un juge fédéral a annulé les décrets du ministère de l'Énergie (DOE) américain qui obligeaient les centrales électriques au charbon à prolonger leur exploitation au-delà de leurs dates de fermeture prévues. Cette décision concerne la centrale J.H. Campbell Generating Plant dans le Michigan, dont la fermeture était initialement programmée pour l'année dernière.
Le DOE avait justifié ses décrets en invoquant une loi autorisant des déclarations d'urgence en cas de guerre ou de pénurie soudaine d'électricité. Plusieurs États et d'autres parties ont contesté ces directives, et une cour d'appel fédérale à Washington a statué que le DOE avait agi à l'encontre de la loi. Le tribunal a estimé que les bases légales pour prolonger l'exploitation des centrales n'étaient pas remplies.
La décision, rendue à l'unanimité par un panel de trois juges, se concentre sur la centrale J.H. Campbell, qui a été maintenue en activité grâce à cinq déclarations d'urgence consécutives de 90 jours. Le raisonnement de la décision devrait s'appliquer à tous les autres cas où le DOE a bloqué des fermetures de centrales à charbon.
La part du charbon dans la production d'électricité aux États-Unis est en déclin depuis près de deux décennies, une tendance que l'administration précédente avait tenté d'inverser par des interventions plus agressives. Ces dernières tentatives pour soutenir l'usage du charbon ont maintenant été rejetées par les tribunaux, reflétant une transition plus large hors des combustibles fossiles dans le secteur de l'énergie.