Le HC du Karnataka refuse de suspendre la loi sur les travailleurs indépendants et ordonne le dépôt des contributions
La Haute Cour du Karnataka a refusé de suspendre la loi sur les travailleurs indépendants de l'État, mais a ordonné aux plateformes de déposer les contributions de bien-être dans les trois semaines.

La Haute Cour du Karnataka a refusé d'ordonner la suspension de la loi Karnataka Platform-Based Gig Workers (Social Security and Welfare) Act de 2025. Cependant, la Cour a accordé une protection provisoire aux pétitionnaires, y compris de grandes entreprises internet telles que Swiggy, Zepto et Urban Company, contre toute action coercitive en vertu de la loi. Cette protection est conditionnée au dépôt par les plateformes des contributions de bien-être dues pour le trimestre avril-juin auprès de la Cour dans les trois semaines.
La Cour a ordonné au gouvernement de l'État de présenter ses objections à la requête d'ici le 30 juillet et a fixé la date de la prochaine audience au 14 août. La requête, déposée conjointement par des entreprises telles que Swiggy, Zepto, Urban Company et Eternal (l'entité logistique de Zomato), conteste la validité constitutionnelle de la loi. Le consortium affirme que la loi de l'État crée un cadre réglementaire redondant, parallèle au Code de sécurité sociale 2020 existant du gouvernement central.
Dans leur requête, les entreprises, représentées par l'Internet and Mobile Association of India (IAMAI), allèguent que la loi et ses règlements associés sont arbitraires et portent atteinte aux droits fondamentaux. Elles demandent l'annulation de la loi, des règlements et de diverses notifications émises en vertu de la législation, y compris celles relatives à la résolution des litiges et aux avis de contributions de bien-être.
La loi du Karnataka, promulguée en septembre 2025, a été la première législation spécifique à l'État pour les travailleurs indépendants, établissant un conseil et un fonds de bien-être. Un point de discorde majeur est la contribution de bien-être de 1 % par transaction imposée par le gouvernement de l'État, qui devait être déposée à partir du 5 juillet pour le trimestre avril-juin. Les fonds collectés en vertu de la loi sont destinés à fournir des prestations telles que des assurances, une aide médicale et une protection vieillesse.
Les pénalités pour non-conformité à la loi comprennent des intérêts annuels sur les paiements de contributions de bien-être en retard et des amendes potentielles allant jusqu'à 1 Lakh de roupies pour des violations répétées. L'affaire souligne les défis juridiques et réglementaires persistants auxquels sont confrontées les entreprises de plateforme opérant dans l'économie des travailleurs indépendants en Inde.