La Haute Cour du Karnataka : L'utilisation publique d'une photo ne vaut pas consentement au détournement
La Haute Cour du Karnataka a rejeté une demande d'abandon des poursuites contre cinq hommes accusés d'avoir associé la photo Instagram d'une femme à une vidéo obscène.

La Haute Cour du Karnataka a statué qu'une photographie publiée sur les réseaux sociaux ne constitue pas une autorisation pour son détournement dans un contexte obscène. Le juge Suraj Govindaj a rejeté la requête de cinq individus cherchant à annuler les poursuites pénales engagées contre eux pour avoir diffusé la photo Instagram d'une femme, accompagnée de ses coordonnées, au sein de groupes WhatsApp diffusant des vidéos indécentes.
La cour a souligné que la mise à disposition publique d'un cliché ne signifie pas que l'image peut être utilisée pour usurper une identité ou porter atteinte à la dignité d'autrui. Selon le tribunal, la question centrale n'est pas le caractère public de la photo initiale, mais bien le préjudice causé par son association délibérée à du contenu offensant.
Cette décision souligne la distinction nécessaire entre la gestion des données personnelles prévue par la loi indienne (DPDP Act) et les sanctions pénales liées au harcèlement et à l'usurpation d'identité. Alors que le cadre législatif sur les données publiques évolue, les tribunaux maintiennent que les protections liées à la vie privée demeurent inaliénables devant la loi pénale. Le procès doit désormais se poursuivre devant un tribunal de première instance.