L'administration du district de Kishtwar limite le contenu numérique pour deux mois
Les autorités de Kishtwar, au Jammu-et-Cachemire, ont imposé des restrictions de deux mois sur la circulation des fausses nouvelles et des contenus provocateurs, ciblant journalistes et créateurs en ligne.
Le magistrat du district de Kishtwar a émis une directive visant à limiter la diffusion de « déclarations provocatrices » et d'informations jugées trompeuses, dans le but de préserver l'ordre public. Entrée en vigueur le 3 novembre pour une durée de deux mois, cette mesure s'appuie sur l'article 163 du Bharatiya Nagarik Suraksha Sanhita (BNSS), permettant des interventions d'urgence face aux risques de troubles.
L'ordonnance interdit explicitement l'utilisation de « vidéos de réaction » ou de contenus manipulés visant à intimider ou à inciter des groupes à la confrontation. Si l'administration assure ne pas vouloir entraver le travail journalistique légitime, la critique constructive ou la satire, elle précise qu'aucune immunité n'est accordée aux individus se revendiquant journalistes, influenceurs ou créateurs de contenu.
Pour assurer l'application de ce texte, le service d'information du district est chargé de dresser un inventaire complet des portails d'actualités numériques et de leurs administrateurs. Les forces de l'ordre ont reçu pour instruction de surveiller les infractions, de préserver les preuves numériques et d'engager des poursuites si nécessaire.
Cette décision s'inscrit dans un contexte régional de surveillance numérique accrue au Jammu-et-Cachemire. Par le passé, les autorités ont régulièrement eu recours à des restrictions de services VPN et à des coupures d'accès à Internet, suscitant des critiques sur l'impact de ces mesures concernant la liberté d'expression et l'exercice du journalisme indépendant.