Lingnan University: Plus de 1400 salamandres de Hong Kong tuées sur les routes en deux mois
Une étude de deux mois de l'Université Lingnan à Hong Kong révèle que plus de 1 400 salamandres de Hong Kong ont été victimes de la route, soulignant le statut d'espèce quasi menacée et le besoin urgent de mesures de conservation.

Des chercheurs de l'Université Lingnan ont publié les résultats de la première enquête statistique scientifique de Hong Kong sur le "roadkill" affectant la salamandre de Hong Kong (Paramesotriton hongkongensis). L'étude a enregistré plus de 1 500 décès d'animaux en deux mois, dont 90% appartenaient à cette espèce localement quasi menacée. La recherche met en évidence une grave menace pour la survie des salamandres, en particulier pendant les périodes de fortes pluies.
La salamandre de Hong Kong, un amphibien de 15 centimètres de long au ventre tacheté d'orange, est la seule espèce de salamandre indigène de Hong Kong et est classée comme quasi menacée par l'UICN. C'est une espèce protégée en vertu de l'ordonnance de protection des animaux sauvages de Hong Kong. Après leur saison de reproduction annuelle, les salamandres migrent des ruisseaux vers les habitats forestiers, et leurs routes migratoires croisent fréquemment les routes, entraînant une mortalité importante due aux collisions avec des véhicules.
L'équipe de recherche de l'université, renforcée par 20 citoyens scientifiques, a recueilli des données dans quatre "points chauds" identifiés de "roadkill" entre mars et mai 2024. L'enquête a documenté plus de 1 500 animaux décédés, dont des grenouilles, des serpents et des lézards, mais la grande majorité, 1 427 individus, étaient des salamandres de Hong Kong.
L'enquête a révélé que les incidents de "roadkill" n'étaient pas répartis au hasard mais concentrés sur des sections de route spécifiques. La région de Fei Ngo Shan, en particulier, a enregistré 870 décès de salamandres, soit 60% de toutes les observations. Les chercheurs estiment que des milliers de salamandres de Hong Kong sont victimes de la route chaque année.
L'équipe de recherche propose des stratégies d'atténuation, notamment la gestion du trafic et l'installation d'infrastructures routières favorables à la faune, telles que des passages souterrains et des ponts. Elle recommande également des solutions à court terme, comme des limitations de vitesse temporaires ou des fermetures de routes pendant les périodes de migration. L'objectif est de protéger cette espèce locale unique et de sensibiliser le public à sa condition vulnérable.