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Santé

La zone à très faibles émissions de Londres (ULEZ) liée à une meilleure croissance pulmonaire des enfants

Une étude quinquennale a associé la zone à très faibles émissions (ULEZ) de Londres à une amélioration du développement pulmonaire des enfants. La capacité pulmonaire des enfants de Londres a montré une croissance de rattrapage significative par rapport aux données antérieures.

19 août 2026
La zone à très faibles émissions de Londres (ULEZ) liée à une meilleure croissance pulmonaire des enfants

Une étude majeure sur cinq ans a établi un lien entre la zone à très faibles émissions (ULEZ) de Londres et l'amélioration de la croissance pulmonaire chez les enfants. La recherche, publiée dans The Lancet Public Health, a suivi plus de 3 400 enfants à Londres et a comparé leur développement pulmonaire à celui d'enfants à Luton, une ville sans restrictions d'émissions similaires.

Auparavant, la pollution atmosphérique à Londres était associée à un développement pulmonaire ralenti chez les enfants, augmentant leur risque de maladies respiratoires. Cependant, après cinq ans de mise en œuvre de l'ULEZ, les chercheurs ont observé des résultats "étonnants" : les poumons des enfants de Londres ont montré une croissance de rattrapage, atteignant les mêmes mesures de capacité pulmonaire que ceux des enfants de Luton. Ceci coïncide avec une réduction des niveaux de dioxyde d'azote (NO2) dans l'air londonien.

Le chercheur principal, le professeur Chris Griffiths de la Queen Mary University of London, a qualifié ces découvertes de "stupéfiantes". Tout en reconnaissant que l'étude est une "expérience naturelle" et ne peut pas prouver définitivement la causalité, il a souligné la signification statistique et la cohérence avec les recherches antérieures sur les améliorations de la qualité de l'air. La proportion d'enfants londoniens dont la fonction pulmonaire est cliniquement altérée a également diminué de manière significative.

Les chercheurs suggèrent que la réduction de l'exposition aux polluants atmosphériques liés au trafic, en particulier le NO2, est un facteur clé. L'étude a révélé que les enfants de Londres ont connu une réduction plus rapide et plus importante de l'exposition au NO2 par rapport à ceux de Luton. Cette réduction de la pollution a été corrélée à une augmentation annuelle plus importante de la fonction pulmonaire (mesurée par le VEMS) chez les enfants londoniens.

L'étude souligne les avantages pour la santé publique des politiques de lutte contre la pollution atmosphérique telles que l'ULEZ, en particulier pour le développement de l'enfant. Malgré les améliorations, la qualité de l'air à Londres ne répond toujours pas aux directives de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS), ce qui souligne le défi persistant de la pollution atmosphérique à l'échelle mondiale.

Source originale: fastcompany.com