Madras HC: La falsification d'images de femmes est une atteinte à la vie privée et viole les droits constitutionnels
La Haute Cour de Madras a statué que la falsification d'images de femmes constitue une atteinte à la vie privée et viole les droits constitutionnels. La cour a ordonné à la police d'enquêter rapidement sur les cas présumés de telles infractions.

La chambre de Madurai de la Haute Cour de Madras a rendu une décision importante stipulant que la falsification d'images de femmes n'est pas une blague numérique anodine, mais une attaque calculée contre la vie privée, la réputation et la sécurité émotionnelle. La cour a souligné la nécessité pour la loi de suivre le rythme auquel le contenu illégal circule en ligne.
La cour a ordonné à la police du Tamil Nadu d'enquêter rapidement sur les allégations selon lesquelles une femme travaillant à Singapour aurait été ciblée par des images obscènes falsifiées diffusées sur des plateformes telles qu'Instagram. L'affaire a été initiée par le frère de la victime, qui alléguait que l'accusé avait créé et distribué le contenu avant de demander de l'argent pour sa suppression.
La cour a souligné que l'humiliation sexuelle en ligne, la falsification d'images et le vol d'identité portent atteinte aux droits constitutionnels, y compris le droit à la vie en vertu de l'article 21 de la Constitution indienne. Elle a statué que de telles actions, si elles sont prouvées, représentent une intrusion grave dans la vie privée, la dignité décisionnelle et la réputation, impliquant potentiellement des violations de la vie privée, des atteintes à la dignité féminine, l'exploitation sexuelle en ligne et l'extorsion.
De plus, la cour a souligné l'importance critique de la rapidité dans les enquêtes sur la cybercriminalité en raison de la nature fragile des preuves numériques. La police a reçu l'ordre non seulement d'examiner la plainte, mais aussi de préserver les URL, les détails de compte, les journaux IP et d'autres enregistrements électroniques auprès des intermédiaires conformément à la loi. De plus, la police est censée prendre des mesures pour supprimer le contenu offensant en ligne s'il reste accessible, car cela cause un préjudice continu à la victime.
Ce jugement fait suite à une procédure opérationnelle standard (POS) publiée par le ministère de l'Électronique et des Technologies de l'Information de l'Inde (MeitY) pour lutter contre les images intimes non consensuelles (NCII) en ligne. Ce cadre a été élaboré après que la Haute Cour de Madras ait précédemment ordonné au ministère de créer un mécanisme uniforme et centré sur la victime pour supprimer un tel contenu.