Une cour indienne protège le contenu de voyage contre le "scraping" par IA
La Haute Cour de Madras en Inde a émis une ordonnance provisoire protégeant le contenu de voyage protégé par droit d'auteur contre le web scraping utilisé pour l'entraînement de l'intelligence artificielle.

La Haute Cour de Madras a statué que l'utilisation non autorisée de contenu de voyage propriétaire comme données d'entraînement ou invites pour des modèles d'intelligence artificielle et des outils de web scraping constitue un cas prima facie de violation du droit d'auteur.
L'affaire concernait Keshan Infotech Pvt Ltd, qui exploite travelandtourworld.com. L'entreprise accusait Oliver Brandt, un rédacteur italien, de "scraper" systématiquement son contenu de voyage protégé par droit d'auteur et de le republier sur des plateformes de médias sociaux appartenant à Google, tout en conservant son logo tout en dissimulant l'auteur original.
La cour a accordé quatre injonctions. Celles-ci comprenaient une interdiction de reproduire ou d'adapter le contenu par "tout processus assisté par IA ou algorithmique" et une interdiction d'utiliser le contenu comme entrée ou données d'entraînement pour tout modèle d'IA ou outil de génération de contenu automatisé.
Le juge K. Kumaresh Babu a estimé que le plaignant, un vlogueur de voyage produisant du contenu original, avait étayé ses allégations. La cour a accordé une injonction provisoire en faveur du plaignant pour quatre semaines.
Cette décision relance le débat sur la question de savoir si l'entraînement de modèles d'IA sur du matériel protégé par droit d'auteur sans autorisation constitue une violation du droit d'auteur en vertu du droit indien, ou si une telle utilisation relève des dispositions de "fair dealing" (utilisation équitable). Cette question est centrale dans les discussions en cours, comme l'affaire ANI contre OpenAI.