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Technologie

La police du Manipur enquête sur des canaux Telegram pour distribution non consensuelle d'images

La police du Manipur en Inde a ouvert une enquête suite à des allégations selon lesquelles des images et vidéos sexuellement explicites de femmes, y compris du matériel d'abus sexuel sur enfants (CSAM), sont vendues sur Telegram sans consentement.

14 octobre 2026

Les forces de l'ordre du Manipur, en Inde, ont lancé une enquête suite à des allégations selon lesquelles des images et vidéos sexuellement explicites de femmes locales, y compris du matériel d'abus sexuel sur enfants (CSAM), seraient diffusées et vendues sur la plateforme Telegram sans le consentement des victimes.

L'enquête, baptisée "Opération Dignité", a été initiée suite à des "informations crédibles" indiquant que des administrateurs et des utilisateurs de plusieurs canaux Telegram échangeaient et monétisaient des contenus explicites non consensuels impliquant des femmes locales, et diffusaient du CSAM. Un premier rapport d'information (FIR) a été enregistré au poste de police de Moirang.

Au début de l'enquête, la police avait arrêté 13 personnes, dont un mineur, en lien avec cette affaire. L'enquête se poursuit pour découvrir le réseau plus large, les flux financiers et identifier d'autres victimes. L'ampleur de la base d'utilisateurs de Telegram en Inde, son plus grand marché, rend cette affaire particulièrement significative.

La plateforme a été critiquée pour ses fonctionnalités de confidentialité et ses politiques de modération de contenu, que les critiques soutiennent facilitent la diffusion de CSAM. Bien que Telegram affirme avoir une politique de tolérance zéro envers le CSAM et prétende avoir supprimé des millions de groupes et canaux connexes, le cas du Manipur suggère des défis persistants pour empêcher la diffusion de tels matériaux.

Cette situation met en lumière les préoccupations persistantes concernant l'utilisation abusive des plateformes en ligne pour la diffusion de contenus illégaux et souligne les efforts continus des autorités indiennes pour lutter contre la propagation du CSAM et protéger les personnes vulnérables en ligne.

Source originale: medianama.com