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Santé

De nombreux cabinets médicaux refusent de nouveaux patients

La suppression de la «règle du nouveau patient» en début d'année rend l'accès aux soins plus difficile. Les patients chroniquement malades sont particulièrement affectés.

25 juin 2026
De nombreux cabinets médicaux refusent de nouveaux patients

De nombreux cabinets médicaux refusent désormais d'accepter de nouveaux patients suite à l'abolition, au début de l'année, de la «règle du nouveau patient». Cette mesure, qui prévoyait une rémunération plus élevée pour l'accueil initial de nouveaux patients, a été supprimée, entraînant des conséquences significatives.

Le Dr. Petra Sandow, médecin généraliste à Berlin avec 35 ans d'expérience, explique dans une interview que cette décision rend l'accès aux soins plus difficile, en particulier pour les patients atteints de maladies chroniques. "Il n'y a eu aucune explication à son abolition", déclare Sandow. Elle souligne qu'accueillir un nouveau patient est très chronophage, nécessitant une anamnèse approfondie des antécédents médicaux, des allergies et des médicaments. Auparavant, ce travail était mieux rémunéré, rendant l'accueil de nouveaux patients économiquement viable.

«Désormais, la consultation initiale pour un nouveau patient est budgétisée de la même manière qu'une visite de contrôle pour des patients de longue date», explique Sandow. «Cela rend difficile pour les cabinets de couvrir le temps et le travail nécessaires.» Elle compare la situation à un mécanicien automobile qui ne serait payé que jusqu'à un certain seuil pour ses réparations.

La suppression de cette règle a rendu l'accès aux soins spécialisés considérablement plus ardu, notamment pour les patients qui déménagent ou souhaitent changer de spécialiste. «Si un patient a toujours consulté le même ORL du quartier, il peut continuer ainsi», note Sandow. «Mais s'il souhaite changer de spécialiste, ses chances de trouver un nouveau cabinet sont quasi nulles.»

Bien que le ministère de la Santé ait introduit des incitations pour les rendez-vous urgents chez les spécialistes dans les trois jours, Sandow indique que cela augmente la charge de travail du personnel administratif, qui passe désormais considérablement plus de temps au téléphone pour coordonner ces références.

Source originale: pharma-fakten.de