Medianama : La protection numérique indienne pour les mineurs à la traîne par rapport aux autres pays des BRICS
L'analyse de Medianama révèle que la loi indienne sur la protection des données ne fait pas de distinction entre les mineurs selon leur âge, contrairement à d'autres pays des BRICS qui ont mis en place des restrictions spécifiques à l'âge.

La newsletter "Talking Points" d'août de Medianama met en lumière des disparités significatives dans la protection en ligne des mineurs entre les nations des BRICS. Le rapport indique que l'Inde est le seul membre majeur des BRICS à ne pas faire de distinction entre un enfant de six ans et un adolescent de dix-sept ans dans sa réglementation numérique. Cette approche diffère nettement des pratiques de pays tels que la Chine, l'Indonésie et le Brésil, qui ont établi des limites et des mécanismes de surveillance spécifiques à l'âge.
La nouvelle loi indienne sur la protection des données personnelles (DPDP Act) classe toutes les personnes de moins de 18 ans comme un groupe unique, sans imposer de règles différentes pour les adolescents plus jeunes et plus âgés. Ceci contraste avec les stratégies adoptées par d'autres pays, qui visent à offrir une protection plus ciblée aux enfants et aux adolescents à différents stades de développement.
La situation devient particulièrement remarquable alors que l'Inde se prépare à accueillir le sommet des BRICS en 2026. Bien que l'Inde ait à l'ordre du jour des sujets critiques allant des soins de santé et de l'agriculture à l'innovation et à la sécurité, la sécurité en ligne des enfants n'est pas officiellement répertoriée comme une priorité. Les analystes considèrent cela comme une omission importante, surtout par rapport à d'autres pays des BRICS qui ont déjà développé des cadres réglementaires plus détaillés.
Le rapport aborde également le récent accord de Meta avec les États américains, impliquant des milliards de pénalités et des réglementations plus strictes pour les adolescents, et pose la question de savoir si cela pourrait établir une nouvelle norme mondiale pour la protection des mineurs en ligne. De plus, il discute de l'application de la technologie de reconnaissance faciale et des politiques mises à jour de Google concernant le spam dans l'Union européenne, notant que ces changements n'affecteront pas les éditeurs indiens.