Medianama : Propositions de réforme pour protéger la liberté de la presse sous la loi DPDP
Medianama liste dix modifications essentielles à la loi indienne sur la protection des données pour préserver l'autonomie du journalisme face aux nouvelles régulations.
Le ministre indien des Technologies de l'information, Ashwini Vaishnaw, a ouvert un dialogue avec l'industrie des médias suite aux inquiétudes concernant l'impact de la loi sur la protection des données personnelles numériques (DPDP Act) sur la liberté de la presse. Alors qu'une audience est prévue le 17 novembre devant la Cour suprême, le gouvernement est incité à clarifier les exemptions accordées aux activités journalistiques.
Medianama a identifié dix dispositions du projet de loi susceptibles d'entraver le travail des journalistes. Parmi les points de tension figurent l'absence d'exemption spécifique pour la collecte de données, les difficultés opérationnelles liées à l'obtention d'un consentement explicite de la part des sources, et le risque que le « droit à l'effacement » soit détourné pour contraindre les médias à supprimer des informations d'intérêt public. De plus, les pouvoirs étendus accordés au gouvernement pour exiger des informations posent la question de la protection des sources confidentielles.
Des experts juridiques, dont le juge B.N. Srikrishna, ont souligné les lacunes du texte, pointant du doigt une concentration excessive de pouvoir entre les mains de l'exécutif. En soumettant ces recommandations, Medianama appelle à une révision législative qui concilie les impératifs de protection des données et les garanties constitutionnelles nécessaires au maintien d'une presse libre et indépendante.