Medianama : Transition vers la "sécurité par défaut" pour les plateformes de médias sociaux
Lors d'une table ronde organisée par Medianama à New Delhi, des experts ont discuté de l'évolution des principes de "sécurité par conception" vers des modèles de "sécurité par défaut" pour les plateformes de médias sociaux, notamment en ce qui concerne la protection des enfants.

Une discussion récente en Inde sur la sécurité des médias sociaux a proposé une transition du modèle de "sécurité par conception" vers un modèle de "sécurité par défaut". Lors d'une table ronde organisée par Medianama à New Delhi, des experts ont souligné que les plateformes devraient mettre en œuvre des paramètres par défaut qui protègent les enfants, tels que la restriction du partage de localisation et de l'accès au contenu pour les moins de 18 ans.
La discussion a mis en évidence la nécessité de se concentrer sur la limitation des algorithmes agressifs plutôt que sur la seule modération du contenu. Les "preuves à divulgation nulle de connaissance" (zero-knowledge proofs) ont été présentées comme une technologie capable de vérifier l'âge sans révéler de données personnelles, et les "identités numériques jetables" ont été proposées comme alternative aux vérifications traçables liées à Aadhaar ou au téléphone mobile.
Les experts ont également mis en garde contre des réglementations de conception trop strictes, craignant qu'elles ne poussent les utilisateurs vers des plateformes moins réglementées. Ils ont noté le manque de preuves quant à l'efficacité des restrictions de temps d'écran et que le remplacement des flux personnalisés par des flux chronologiques pourrait laisser les enfants "mal à l'aise ou en insécurité".
Cependant, il a été souligné que les incitations réglementaires se sont avérées efficaces pour susciter le changement. Par exemple, le "Age Appropriate Design Code" du Royaume-Uni a conduit à des ajustements significatifs sur les plateformes. Le modèle chinois, où l'utilisation des médias sociaux par les enfants est limitée la nuit et où les entreprises sont passibles d'amendes pour communication pendant les heures scolaires, a également été mis en avant comme un exemple de réglementation efficace.