Une experte médicale clarifie le diagnostic de gastrite auto-immune de Bryan Johnson
Le récent diagnostic de gastrite auto-immune du biohacker Bryan Johnson a suscité une large discussion en ligne. Une experte médicale clarifie les idées fausses courantes entourant cette condition.

La récente annonce du biohacker Bryan Johnson concernant son diagnostic de gastrite auto-immune (GAI) a alimenté un débat en ligne considérable. Johnson, connu pour ses recherches sur l'anti-âge, a révélé avoir reçu son diagnostic à 48 ans après avoir présenté de faibles niveaux de ferritine. Cependant, des experts médicaux clarifient les idées fausses courantes concernant cette maladie, en particulier en ce qui concerne les facteurs liés au mode de vie.
Johnson a décrit sa maladie comme son "estomac qui se mange" et l'a liée à un précédent diagnostic d'hyperthyroïdie. Malgré l'absence de symptômes évidents, le diagnostic a été confirmé en mai suite à divers examens. La GAI affecte environ 2% de la population et n'a actuellement aucun remède connu.
Suite à la publication de Johnson sur les réseaux sociaux, des spéculations ont rapidement émergé concernant son régime végétalien. De nombreux utilisateurs ont suggéré que l'absence de viande était la cause de ses faibles niveaux de ferritine et de la GAI. Les experts médicaux, cependant, affirment que ces affirmations ne sont pas fondées.
Le Dr Sheila Rustgi, gastro-entérologue à la Columbia University, a expliqué que la pathogenèse exacte de la GAI n'est pas entièrement comprise, mais implique probablement une combinaison de facteurs génétiques et environnementaux. Rustgi a souligné qu'il n'existe aucune preuve scientifique liant des régimes alimentaires spécifiques, tels que le végétalisme, au développement de la gastrite auto-immune. Elle a noté que de faibles niveaux de B12, un symptôme de la GAI, peuvent également être liés à un régime végétalien, mais cela n'établit pas de relation de causalité.
Rustgi a souligné l'importance de la sensibilisation du public aux maladies auto-immunes comme la GAI, qui sont souvent asymptomatiques et difficiles à diagnostiquer. Elle a mentionné des recherches en cours qui pourraient conduire à un remède futur. Le cas de Johnson rappelle que les maladies chroniques peuvent toucher n'importe qui, indépendamment de ses habitudes de santé.