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Santé

La recherche explore l'usage des psychédéliques contre la dépression sévère

Environ 20 % des patients souffrant de dépression sont résistants aux traitements classiques. Des études cliniques testent la kétamine et d'autres substances comme alternative.

1 novembre 2026
La recherche explore l'usage des psychédéliques contre la dépression sévère

Le protocole standard pour traiter la dépression repose sur une association d'antidépresseurs et de psychothérapie. Toutefois, cette approche s'avère insuffisante pour environ 20 % des patients, dits résistants aux traitements. Face à ce défi, la recherche médicale s'intéresse désormais au potentiel thérapeutique des substances psychédéliques.

La kétamine, un anesthésique utilisé à faible dose, est déjà intégrée dans certains contextes cliniques pour traiter les épisodes dépressifs aigus en raison de sa capacité à agir rapidement. Si l'eskétamine en spray nasal est parfois remboursée, les perfusions de kétamine sont souvent administrées hors AMM (Autorisation de Mise sur le Marché), impliquant des coûts à la charge des patients.

Parallèlement, des substances comme la psilocybine et le LSD font l'objet d'études scientifiques rigoureuses. Les chercheurs étudient comment ces molécules interagissent avec les récepteurs de la sérotonine et le thalamus, favorisant potentiellement le développement de nouvelles connexions neuronales. Des projets de grande envergure, à l'instar de l'étude européenne « Episode », visent à mesurer précisément cette efficacité, bien que les experts soulignent qu'une intégration clinique généralisée nécessite encore plusieurs années de tests.

Bien que les premiers résultats suggèrent des améliorations notables pour une partie des patients, les mécanismes d'action exacts demeurent à l'étude. L'objectif est d'établir une base de preuves solide avant toute généralisation de ces thérapies dans la pratique psychiatrique courante.

Source originale: ndr.de