Meta a continué de diffuser des publicités CSAM générées par IA après des enquêtes
Meta a continué de diffuser des publicités payantes contenant du matériel généré par IA sur l'exploitation sexuelle des enfants (CSAM) sur ses plateformes, même après que des enquêtes aient révélé des publicités similaires conduisant à leur suppression.

Meta Platforms a poursuivi la diffusion de publicités payantes contenant du matériel généré par intelligence artificielle (IA) sur l'exploitation sexuelle des enfants (CSAM) sur ses plateformes, y compris Facebook et Instagram. Cette situation perdurait des semaines après qu'une enquête de juillet 2026 eut révélé des publicités similaires en Inde.
Le Tech Transparency Project a identifié plus de 50 publicités images et vidéos dans la bibliothèque publicitaire publique de Meta, contenant du matériel abusif ou sexuellement suggestif impliquant des enfants. Certaines publicités étaient encore actives début août, tandis que d'autres figuraient dans la bibliothèque depuis des mois. Les publicités ciblaient des utilisateurs aux États-Unis, au Royaume-Uni et dans plusieurs pays européens.
Certaines publicités promouvaient des services d'IA "nudify" qui manipulent des images, tandis que d'autres utilisaient des images d'enfants comme miniatures avant de diffuser des vidéos sexuellement explicites ou de superposer des visages d'enfants sur du contenu adulte. Les chercheurs ont lié plusieurs annonceurs à des entreprises chinoises ou à des comptes avec peu d'abonnés.
Meta a supprimé les publicités après que WIRED a contacté l'entreprise. La bibliothèque publicitaire indique désormais qu'elles violaient les règles relatives à l'exploitation sexuelle des enfants, à la nudité et à l'activité sexuelle. Meta affirme que ses outils de détection basés sur l'IA s'améliorent pour bloquer les violations avant publication, tout en reconnaissant que certaines publicités les contournent toujours.
Cette découverte fait suite à une enquête de la BBC en juillet 2026, qui a révélé qu'Instagram diffusait en Inde des publicités payantes liées à du matériel illégal. Les autorités indiennes ont convoqué des représentants de Meta et exigé une explication sur la manière dont les publicités avaient passé le processus d'examen.