Les lunettes connectées de Meta soulèvent des inquiétudes sur la vie privée
Les lunettes connectées Ray-Ban Stories de Meta suscitent des critiques pour violations de la vie privée, tandis que l'entreprise utilise les données collectées pour alimenter son avenir axé sur l'IA. Critiques et régulateurs remettent en question la capacité des appareils à enregistrer sans consentement.

Meta, anciennement Facebook, fait l'objet d'un examen minutieux concernant ses pratiques de collecte de données, notamment avec ses lunettes connectées Ray-Ban Stories développées en partenariat avec EssilorLuxottica. Ces appareils ont suscité des critiques importantes, certains les surnommant "lunettes de pervers" en raison de leur capacité à capturer des photos et des vidéos sans consentement explicite, entraînant des violations de la vie privée partagées sur les réseaux sociaux.
Le PDG Mark Zuckerberg a présenté une vision d'un avenir où des agents d'IA personnels exécuteront les tâches des utilisateurs. La réalisation de cette vision nécessite d'énormes quantités de données sur le comportement humain. Meta exploite les données collectées à partir de ses applications telles qu'Instagram et Facebook, ainsi que de matériels tels que les lunettes connectées et les appareils EMG Neural Band. Bien que les lois sur la protection de la vie privée limitent la collecte de données, des inquiétudes persistent quant au fait que même des informations accidentelles puissent être intégrées dans ces systèmes.
La quête de Meta pour l'IA est une entreprise à long terme, qui a commencé avec son premier laboratoire de recherche en IA en 2013. L'entreprise a travaillé à intégrer son infrastructure technique sur des plateformes telles que WhatsApp et Instagram. Zuckerberg a décrit une future interface pilotée par une "IA contextuelle à très faible friction" combinant des technologies telles que l'EMG, les données égocentriques et l'IA contextuelle.
Les ambitions de l'entreprise ont évolué à travers des projets de recherche tels que Project Aria, désormais également utilisé pour la recherche comportementale axée sur l'IA. Après le lancement des Ray-Ban Stories, Meta a intensifié son projet métavers, bien que cette stratégie ait rencontré des défis. Ces dernières années, l'entreprise s'est de plus en plus concentrée sur l'IA générative, introduisant ses modèles LLaMA et l'assistant Meta AI. Le système Muse est la dernière tentative pour exploiter les données de l'ensemble de l'écosystème Meta.
Les critiques soutiennent que cette collecte de données transforme les utilisateurs en "nourriture algorithmique" qui alimente la vision de Zuckerberg. Les utilisateurs financent essentiellement ce processus en renonçant à leur vie privée, que ce soit en achetant du matériel Meta, en utilisant leurs applications ou en étant capturés dans des enregistrements par d'autres utilisateurs. Dans ce dernier cas, il peut être impossible de refuser, ce qui soulève des questions sur la préservation de la vie privée dans un monde d'appareils photo omniprésents.