La carte de la NASA suit la propagation de la fumée des feux de forêt en Amérique du Nord
La NASA a publié une visualisation qui suit le trajet de la fumée des feux de forêt canadiens à travers l'Amérique du Nord de mi-juillet à début août. La fumée a causé une grave pollution de l'air dans des villes situées à des centaines de kilomètres.

Une nouvelle visualisation de la NASA retrace la trajectoire des panaches de fumée provenant des feux de forêt canadiens à travers l'Amérique du Nord, de mi-juillet à début août. La carte révèle l'impact étendu des incendies, affectant la qualité de l'air dans des villes situées à des centaines, voire des milliers, de kilomètres de la source.
Selon Dan Jaffe, professeur de sciences atmosphériques et climatiques, la chaleur intense des feux de forêt peut propulser la fumée jusqu'à 3-5 kilomètres dans l'atmosphère. À ces altitudes plus élevées, les vents sont plus forts et peuvent transporter la fumée sur de vastes distances. Les petites particules de fumée peuvent rester en suspension pendant une semaine ou plus, contrairement aux particules de poussière plus grosses.
Certaines conditions météorologiques peuvent entraîner l'accumulation de fumée près du sol. Détroit, par exemple, a connu un effondrement temporaire de la qualité de l'air en juillet en raison d'une inversion de température et de vents faibles qui ont piégé la fumée. La pollution provenait à la fois des feux canadiens et des feux dans le nord du Minnesota.
Les impacts sanitaires de la fumée des feux de forêt sont immédiats et peuvent s'aggraver avec le temps à mesure que les particules s'oxydent. La fumée peut également se combiner à la pollution urbaine pour créer plus d'ozone au niveau du sol, exacerbant les problèmes respiratoires tels que l'asthme.
Le changement climatique est identifié comme un facteur important contribuant à la fréquence et à l'intensité accrues des feux de forêt. Des conditions météorologiques plus chaudes et plus sèches facilitent la propagation des incendies. Des études suggèrent que le changement climatique a doublé la probabilité de la saison des feux de forêt canadiens de cette année.