Près de la moitié des produits de commerce électronique testés en Inde sans certification de sécurité obligatoire
Une étude de surveillance du marché menée par le gouvernement indien a révélé que près de 42% des produits testés sur les plateformes de commerce électronique et de livraison rapide ne possédaient pas la certification BIS obligatoire pour l'exercice 2024-25.

Une part importante des produits vendus via les canaux de commerce électronique en Inde ne respectent pas les normes de sécurité obligatoires, selon un rapport gouvernemental. La surveillance du marché menée au cours de l'exercice 2024-25 a révélé que près de 42% des articles testés sur les plateformes de commerce électronique et de livraison rapide ne possédaient pas la certification requise du Bureau des normes indiennes (BIS).
Ces conclusions ont été présentées dans une réponse écrite à la Lok Sabha par le ministre d'État aux Affaires du consommateur, B.L. Verma, le 11 février 2026. Sur 344 échantillons prélevés dans le cadre de diverses ordonnances de contrôle qualité, 142 se sont avérés non conformes. Ces données répondent aux préoccupations soulevées par le député Vijayakumar concernant la vente de produits non certifiés et l'utilisation potentielle de "l'immunité de place de marché" par les plateformes de commerce électronique.
Les mesures d'application ont inclus des opérations de perquisition et de saisie dans 22 entrepôts de commerce électronique depuis le début de l'exercice 2024-25, dont 14 visaient Amazon et sept impliquaient la branche logistique de Flipkart, Instakart. Lors de l'identification de produits non conformes, les plateformes sont généralement invitées à retirer l'article de la vente, suivies d'inspections et d'éventuelles poursuites judiciaires contre les vendeurs, les plateformes étant également nommées comme parties.
Les plaintes des consommateurs dans le secteur du commerce électronique ont augmenté, le service d'assistance nationale aux consommateurs (NCH) ayant enregistré plus de 446 000 griefs en 2023 et plus de 511 000 en 2025. Le gouvernement a également pris des mesures contre d'autres violations, notamment la vente de clips anti-bip de ceinture de sécurité automobile et de jouets ne respectant pas les normes de qualité. Plusieurs plateformes ont également été sanctionnées pour la vente illicite de talkies-walkies.