Un nouvel algorithme imite la mémoire olfactive de la drosophile
Des chercheurs ont développé un nouvel algorithme, Spi-Fly, qui imite la capacité de la drosophile à mémoriser les odeurs, surpassant les nez électroniques actuels en matière de rétention des odeurs.

Un nouvel algorithme nommé Spi-Fly, développé par des chercheurs de l'Institut des sciences et technologies d'Okinawa (OIST), a démontré une capacité sans précédent à conserver les souvenirs d'odeurs, s'inspirant de la modeste drosophile. Ceci le distingue des nez électroniques actuels, qui oublient souvent les odeurs précédemment détectées lorsqu'ils en rencontrent de nouvelles.
Spi-Fly reproduit le mécanisme biologique observé chez la drosophile. Les drosophiles, malgré leur petit cerveau, peuvent traiter et mémoriser un large éventail d'odeurs pendant de longues périodes, une capacité qui a longtemps surpassé celle des systèmes olfactifs artificiels.
L'algorithme, détaillé dans la revue Neuromorphic Computing and Engineering, a été créé par Kevin Max et Yang Shen. Son objectif est de surmonter les limitations des nez électroniques existants, qui sont souvent coûteux, ont une gamme de détection étroite et souffrent d'une mauvaise mémoire olfactive.
Ce développement pourrait ouvrir la voie à des systèmes olfactifs artificiels plus sophistiqués et plus persistants, ayant un impact potentiel sur les domaines nécessitant une détection avancée des odeurs et une récupération de la mémoire à long terme.