La Nouvelle-Zélande propose une loi pour restreindre l'accès des moins de 16 ans aux réseaux sociaux et chatbots IA
La Nouvelle-Zélande a présenté un projet de loi visant à empêcher les personnes de moins de 16 ans d'accéder aux réseaux sociaux et aux chatbots d'IA. La législation obligerait les opérateurs de plateformes à bloquer les utilisateurs mineurs et à effectuer des évaluations régulières des risques.

Le gouvernement néo-zélandais a présenté un projet de loi visant à restreindre l'accès de certaines plateformes en ligne, y compris les réseaux sociaux et les chatbots d'IA, aux personnes de moins de 16 ans.
Le projet de loi intitulé Online Safety (Minimum Age and Child Safety Risk Assessment) Bill, déposé au Parlement le 24 août 2026, impose aux opérateurs de plateformes de prendre des mesures raisonnables pour empêcher les moins de 16 ans de créer des comptes. Il établit également une exigence d'évaluations régulières des risques pour la sécurité des enfants sur ces plateformes. Le champ d'application inclut les "compagnons IA sociaux", définis comme des systèmes d'IA conçus principalement pour simuler des connexions sociales ou émotionnelles.
Cette proposition législative fait suite à une enquête parlementaire sur les atteintes en ligne dont sont victimes les jeunes Néo-Zélandais, qui s'est terminée en mars 2026 avec 12 recommandations, dont des restrictions basées sur l'âge pour l'accès aux réseaux sociaux.
Le projet de loi définit une "plateforme à accès restreint par âge" en fonction de ses fonctionnalités, englobant les services où deux utilisateurs ou plus peuvent échanger du contenu numérique et qui présentent des caractéristiques telles que des recommandations personnalisées, des flux constamment mis à jour ou un affichage des retours des utilisateurs. Les services axés principalement sur la messagerie directe, les jeux vidéo, le streaming musical ou le réseautage professionnel sont exclus.
Les opérateurs de ces plateformes seront responsables de la mise en œuvre de mesures de vérification de l'âge et de la prévention de la création de comptes par les résidents néo-zélandais de moins de 16 ans. Une simple déclaration d'âge ne suffira pas ; les plateformes devront employer des méthodes de vérification d'âge robustes, allant au-delà de la simple mention de documents d'identité ou de services d'identité numérique. Les données personnelles collectées à des fins de vérification de l'âge seront protégées et utilisées uniquement à cette fin spécifique.
Une deuxième obligation majeure concerne les évaluations des risques pour la sécurité des enfants, qui doivent identifier et évaluer les dangers pour les enfants de moins de 18 ans, y compris le contenu, la conception de la plateforme et le fonctionnement. Ces évaluations devront être révisées périodiquement, et le régulateur pourra imposer des sanctions, y compris des amendes financières proportionnelles au chiffre d'affaires mondial, en cas de non-conformité.