Nordea : Les chaînes d'approvisionnement doivent être moins efficaces ou améliorer la gestion des risques
Le rôle accru de la Chine dans les chaînes d'approvisionnement mondiales les rend plus vulnérables aux perturbations comme le COVID-19. Les entreprises doivent maintenant revoir leur gestion des risques.

Les chaînes d'approvisionnement mondiales sont plus vulnérables aux perturbations comme la pandémie de COVID-19 que par le passé, avertit Nordea Bank Abp. La banque suggère que les entreprises doivent choisir entre réduire l'efficacité 'lean' de leurs chaînes d'approvisionnement ou améliorer considérablement leur gestion des risques.
"Le rôle de la Chine dans l'économie mondiale a considérablement augmenté depuis 2003, lorsque l'épidémie de SRAS a touché le monde. À l'époque, la Chine représentait 4 % du PIB mondial, aujourd'hui, elle en représente 16 %", déclare Patrik Zekkar, responsable mondial du financement du commerce et de la gestion du fonds de roulement chez Nordea.
M. Zekkar souligne que la Chine n'est plus seulement un fabricant de composants, mais qu'elle a gravi les échelons des chaînes de valeur, y compris l'assemblage. Cela accroît encore la vulnérabilité. Une perturbation en Chine peut avoir des effets rapides et inattendus, touchant à la fois les pays développés et d'autres centres de production dans les pays en développement qui dépendent des matières premières chinoises.
Les chaînes d'approvisionnement dans les industries électroniques et automobiles sont particulièrement exposées. M. Zekkar mentionne des retards potentiels dans les livraisons de smartphones et de consoles de jeux de nouvelle génération. À court terme, les entreprises doivent surveiller les changements de capacité de production et de fret et rester informées de leurs obligations et droits contractuels et financiers.
À plus long terme, les entreprises doivent repenser leurs chaînes d'approvisionnement pour mieux résister aux crises futures. Nordea propose également une assistance à court terme aux entreprises confrontées à des difficultés de financement en raison des perturbations.