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Science

Grenouilles dorées du Panama en extérieur après 20 ans : un pas vers leur réintroduction

Les grenouilles dorées du Panama, en danger critique d'extinction et absentes de la nature depuis plus de 20 ans, ont été transférées dans des enclos extérieurs à El Valle de Antón. C'est une étape clé pour leur réintroduction.

27 juillet 2026
Grenouilles dorées du Panama en extérieur après 20 ans : un pas vers leur réintroduction

EL VALLE DE ANTÓN, Panama – Une étape majeure a été franchie dans la conservation de la grenouille dorée du Panama (Atelopus zeteki), espèce en danger critique d'extinction. Les spécimens ont été déplacés des installations intérieures vers des enclos extérieurs surveillés. C'est la première fois depuis plus de vingt ans que ces grenouilles retrouvent un environnement naturel, ouvrant la voie à leur future réintroduction à l'état sauvage.

Les conservateurs de la fondation EVACC observent désormais attentivement le développement des grenouilles dans ces conditions semi-naturelles. L'étude compare les taux de croissance des amphibiens élevés en captivité (Atelopus zeteki et Atelopus varius) dans ces enclos extérieurs par rapport à des conditions contrôlées. Les données collectées sur l'impact des facteurs tels que la température, les précipitations et l'exposition aux UV sur leur développement sont cruciales pour les stratégies de réintroduction futures.

La population sauvage de grenouilles dorées du Panama a été décimée par la chytridiomycose (Batrachochytrium dendrobatidis), ce qui a nécessité des sauvetages d'urgence et la mise en place de programmes d'élevage en captivité. Ce projet est le fruit d'une collaboration internationale soutenue par le Maryland Zoo, le Fort Worth Zoo, le Detroit Zoo, le Zoo Atlanta, le Seneca Park Zoo et Project Golden Frog, un programme de survie des espèces de l'Association des Zoos et Aquariums (AZA).

Autrefois symbole national du Panama, la grenouille dorée du Panama, reconnaissable à sa coloration jaune et noire, a été vue pour la dernière fois à l'état sauvage en 2009. Pendant deux décennies, sa survie a dépendu d'installations intérieures sécurisées pour la protéger du champignon mortel. Cette nouvelle étude en extérieur, menée dans des enclos ombragés et grillagés, représente une étape prudente mais essentielle pour comprendre comment réintroduire l'espèce en toute sécurité dans son habitat d'origine.

Source originale: prnewswire.com