Le stress financier persistant accélère le vieillissement cérébral
Une nouvelle étude britannique à long terme révèle que les difficultés financières continues sont liées à un vieillissement cérébral accéléré et à une moins bonne fonction cognitive.

Le stress chronique lié aux difficultés financières pourrait contribuer à un vieillissement cérébral plus rapide et à une fonction cognitive diminuée, selon une nouvelle recherche publiée dans la revue Innovation in Aging. L'étude a analysé les données de près de 2 800 personnes sur plus de sept décennies, examinant leurs antécédents financiers et leurs capacités cognitives.
Les personnes ayant connu des revenus faibles persistants ou des difficultés financières dans leur jeune vie adulte ont montré une performance cognitive plus faible à l'âge de 53 ans. Des scanners cérébraux ont en outre indiqué que les participants à faible revenu présentaient une plus grande atrophie cérébrale (rétrécissement) entre 69 et 71 ans, comparativement à ceux qui n'avaient pas rencontré de problèmes financiers constants.
Les chercheurs ont souligné que l'impact cumulatif de l'adversité financière sur de nombreuses années, plutôt que des épisodes isolés de difficultés, était lié aux pires résultats concernant la santé cognitive. Ces conclusions sont restées valables après prise en compte des capacités cognitives durant l'enfance, du niveau d'éducation et des désavantages sociaux infantiles.
L'étude a conclu que l'adversité financière persistante affecte la performance cognitive à l'âge mûr et plus tard dans la vie, entraînant une atrophie cérébrale. Les effets étaient plus prononcés chez les hommes, les personnes issues de milieux défavorisés et celles présentant une prédisposition génétique plus élevée. La recherche suggère que le soutien aux adultes en âge de travailler et en situation de vulnérabilité financière pourrait contribuer à la prévention de la démence dans une population vieillissante.