Contrats prénuptiaux : le focus passe du divorce au décès
Les contrats prénuptiaux, traditionnellement axés sur le divorce, évoluent pour couvrir la répartition des actifs en cas de décès ou d'incapacité.

Les contrats prénuptiaux, historiquement conçus pour définir la répartition des actifs en cas de divorce, déplacent leur attention pour couvrir les implications du décès ou de l'incapacité. Cette adaptation reflète une prise de conscience croissante que la plupart des mariages se terminent par le décès d'un conjoint, plutôt que par une dissolution via un divorce.
La tendance est influencée par l'augmentation de l'espérance de vie, en particulier chez les femmes, et par l'escalade des coûts des soins aux personnes âgées. Une durée de vie plus longue peut créer des scénarios complexes concernant l'héritage et la distribution des biens, surtout si un testament peut être contesté ou outrepassé par les droits du conjoint dans certaines juridictions.
Les experts juridiques notent que les contrats prénuptiaux traditionnels planifient souvent le scénario le moins probable. L'approche évolutive vise à mieux préparer les couples aux scénarios plus probables de décès ou d'incapacité, en veillant à ce que les intérêts du conjoint survivant ou incapable, ainsi que ceux des autres bénéficiaires, soient adéquatement protégés conformément aux souhaits du couple.
Ce changement stratégique dans la planification prénuptiale reconnaît les réalités de la longévité moderne et des coûts des soins de santé, incitant à une réévaluation de la manière dont les couples sécurisent leurs actifs et l'avenir de leur famille au-delà de la perspective d'un divorce.