Un psychologue explique comment les équipes performantes évitent l'épuisement
Un nouveau livre suggère que les équipes d'élite planifient méticuleusement leur temps et privilégient les coéquipiers aux chefs pour favoriser la haute performance et la motivation.

Le nouveau livre du psychologue Ron Friedman, "Superteams: The Science and Secrets of High-Performing Teams" (Super-équipes : la science et les secrets des équipes performantes), présente cinq principes fondamentaux qui distinguent les équipes de haut niveau des groupes de travail moyens. Friedman soutient que la performance exceptionnelle d'une équipe ne dépend pas seulement du talent individuel, mais d'une conception délibérée et de flux de travail optimisés.
Une constatation importante est que les membres des équipes moyennes consacrent jusqu'à 18 heures par semaine aux réunions et 11 heures à trier des messages, ne laissant qu'un peu plus d'une journée pour le travail réel. Ce rythme insoutenable conduit inévitablement à l'épuisement professionnel. Les "super-équipes", en revanche, minimisent les distractions et maximisent les périodes de travail concentré, en évitant les réunions inutiles et en planifiant des journées dédiées à "l'accomplissement des tâches".
Friedman critique la culture prédominante des réunions, qui peut engloutir près de la moitié de la semaine de travail. Il explique des phénomènes psychologiques tels que la "prédistraktion" et les "résidus d'attention", où l'anticipation des réunions et les pensées persistantes qui en découlent dégradent la concentration. Les équipes performantes établissent des directives claires quant à la nécessité des réunions, exigeant souvent une décision concrète qui ne peut être traitée par e-mail ou par téléphone. Des pratiques telles que limiter les réunions à 15 minutes sont également courantes.
De plus, le livre souligne le rôle des coéquipiers en tant que motivateurs. Dans les "super-équipes", 94 % des membres estiment que leurs collègues les incitent à donner le meilleur d'eux-mêmes. La responsabilité mutuelle est également plus forte, 82 % s'inquiétant davantage de décevoir leurs coéquipiers que leur manager. Cette camaraderie et ce soutien mutuel encouragent à relever de plus grands défis et à prendre des risques calculés, essentiels au progrès.