Des chercheurs expliquent les fluctuations de fréquence du réseau électrique par les tests des onduleurs
Des tests automatisés et synchronisés d'onduleurs et de batteries provoquent des variations de fréquence récurrentes sur les réseaux électriques.

Une équipe de chercheurs, notamment du centre Jülich et de l'université RWTH d'Aix-la-Chapelle, a identifié l'origine d'un phénomène de pulsation périodique affectant les réseaux électriques mondiaux. Cette baisse de fréquence, qui se produit chaque minute, est causée par les cycles d'autodiagnostic des systèmes d'alimentation sans coupure (onduleurs) et des dispositifs de stockage d'énergie.
L'étude, publiée dans Nature Energy, révèle que ces systèmes synchronisent leur horloge via le protocole NTP sur Internet. Cette précision temporelle amène les appareils à effectuer leurs tests de maintenance simultanément, générant un pic de charge collectif. Le phénomène a été observé dans douze réseaux électriques différents sur cinq continents.
Bien que ces fluctuations n'aient pas compromis la stabilité globale des réseaux jusqu'à présent, leur intensité a progressé depuis 2015. Ces travaux mettent en lumière les défis liés à la gestion des infrastructures critiques face à la multiplication d'équipements numériques interconnectés. Les chercheurs poursuivent leurs analyses pour identifier la source d'un autre pic, plus faible, se produisant toutes les 100 secondes environ.