Des chercheurs recommandent un début d'école plus tardif
Des scientifiques de la Duke-NUS Medical School proposent que les écoles secondaires et les collèges à Singapour commencent leur journée pas avant 8h30 afin de lutter contre le manque de sommeil généralisé chez les adolescents.
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Une étude menée par des chercheurs de la Duke-NUS Medical School à Singapour suggère que les écoles secondaires et les collèges devraient commencer leur journée académique pas avant 8h30. Cette recommandation découle de recherches approfondies soulignant les effets néfastes d'un manque de sommeil sur la santé et le bien-être des adolescents.
La recherche indique que les élèves du secondaire de Singapour déclarent dormir en moyenne 6,5 heures par nuit en semaine, soit bien moins que les huit heures recommandées. Cette carence chronique de sommeil est liée à des problèmes tels que les troubles de l'humeur, la dépression et une diminution des fonctions cognitives. Les scientifiques soutiennent que conseiller simplement aux élèves de dormir davantage est inefficace, et que des changements structurels, comme une heure de début plus tardive, sont nécessaires pour garantir un repos adéquat.
Ces conclusions correspondent aux recommandations de nombreuses organisations médicales et de sommeil américaines, dont l'American Academy of Pediatrics, qui préconisent un début des cours en collège et lycée pas avant 8h30. Les données locales collectées à Singapour appuient ces recommandations, montrant que les besoins de sommeil des adolescents sont cohérents avec les résultats internationaux. Contrairement à l'objection courante selon laquelle un début plus tardif ne ferait que retarder l'heure du coucher, des études montrent systématiquement que des débuts de journée plus tardifs entraînent des gains réels en durée de sommeil.
Les chercheurs évoquent également les expériences vécues lors des confinements liés à la pandémie de COVID-19, où les élèves dormaient en général plus longtemps. Ils exhortent les autorités éducatives de Singapour à saisir cette opportunité pour réexaminer les horaires scolaires. L'étude conclut que si le sommeil est réellement valorisé, les politiques éducatives doivent le refléter par des changements tangibles, établissant des parallèles avec les mandats de santé publique tels que le port du masque pendant la pandémie.