RFK Jr. ne peut pas voter légalement aux États-Unis faute de résidence
Robert F. Kennedy Jr., fonctionnaire au ministère américain de la Santé, affirme ne pas avoir de résidence légale et ne pouvoir donc pas voter. Cette situation découle d'une décision de justice liée à sa campagne présidentielle.

Robert F. Kennedy Jr., fonctionnaire au ministère de la Santé et des Services sociaux des États-Unis, a déclaré qu'il ne possédait actuellement aucune résidence légale sur le territoire américain, ce qui l'empêche de voter. Cette déclaration a été faite lors d'une conférence de presse mardi, qui portait sur la question des sans-abri à Los Angeles.
M. Kennedy a expliqué que des litiges juridiques liés à sa campagne présidentielle, notamment des tentatives pour figurer sur les bulletins de vote dans plusieurs États, avaient conduit un tribunal à déclarer qu'il n'avait pas de résidence légale. Cette décision judiciaire l'empêche désormais d'exercer son droit de vote.
Le problème remonte à la campagne présidentielle de 2024, où il avait revendiqué New York comme résidence, bien qu'il ait déménagé en Californie en 2014. Sa résidence déclarée à Katonah, New York, était une chambre chez un ami, sans bail formel. Une juge a jugé improbable qu'il retourne dans ce petit espace avec sa famille et ses biens, entraînant son exclusion des listes électorales dans douze États où il avait revendiqué cette adresse.
La législation américaine stipule qu'une adresse permanente n'est pas une condition requise pour voter. Les citoyens éligibles peuvent voter même s'ils sont sans abri ou en transit, à condition de remplir les autres critères d'éligibilité. La situation de M. Kennedy met en lumière la complexité des définitions juridiques de la résidence et l'exercice pratique du droit de vote.