Le droit à l'oubli conteste l'accès aux dossiers judiciaires publics
Le système juridique indien est confronté au droit à l'oubli à l'ère numérique. Une décision de justice récente concerne le masquage des informations personnelles et la recherche par nom dans les dossiers judiciaires.

Un développement juridique important en Inde redéfinit le paysage de la vie privée numérique concernant les archives publiques. La Haute Cour de Delhi a rendu un jugement qui permet le masquage des identifiants personnels dans les ordonnances judiciaires et restreint la découverte par nom dans les bases de données juridiques.
La décision vise à atténuer les atteintes à la réputation dans les cas où les dossiers judiciaires numériques peuvent rester accessibles au public longtemps après la conclusion des procédures judiciaires ou le règlement des litiges. Elle reconnaît le droit à l'oubli comme un aspect de la vie privée informationnelle en vertu de la constitution indienne.
Cependant, la décision soulève également des questions critiques concernant le principe de la justice ouverte, la nature des archives publiques et la liberté de la presse. Ces questions sont examinées dans le contexte de la nouvelle loi indienne sur la protection des données personnelles numériques (DPDP Act) et des comparaisons sont établies avec le Règlement Général sur la Protection des Données (RGPD) de l'Union Européenne.
Indian Kanoon, une base de données juridique importante en Inde, a fait appel de la décision, soulignant la nécessité d'un cadre juridique cohérent en Inde. La Cour suprême de l'Inde examine également une affaire connexe, soulignant le débat en cours et l'examen juridique entourant ces préoccupations relatives à la vie privée.