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La Rockefeller Foundation remet en question les modèles de leadership individualistes

Mies de Koning, VP du Talent & Développement Organisationnel à la Rockefeller Foundation, propose que le leadership soit un résultat relationnel plutôt qu'individuel, un changement essentiel pour l'intelligence collective.

10 juillet 2026
La Rockefeller Foundation remet en question les modèles de leadership individualistes

Mies de Koning, Vice President of Talent & Organizational Development à la Rockefeller Foundation, remet en question les modèles de leadership traditionnels axés sur l'individu. Il suggère que le leadership est avant tout un produit des relations et de la dynamique de groupe, s'inspirant des principes de la thérapie Imago.

Historiquement, le développement du leadership s'est concentré sur le "génie" individuel : le PDG visionnaire ou le manager charismatique. De Koning affirme cependant que la relation et le groupe constituent l'unité de croissance. La thérapie Imago postule que chaque relation est une tentative inconsciente de résoudre des conflits issus des premières relations, faisant de chaque interlocuteur un miroir potentiel.

L'outil central d'Imago, le dialogue structuré basé sur l'écoute et la reformulation sans jugement, peut être appliqué aux organisations pour favoriser un "leadership de l'intérieur vers l'extérieur". La connaissance de soi est une condition préalable, mais la véritable compétence relationnelle émerge de l'interaction. Le groupe, selon de Koning, offre une compréhension plus complète de soi que l'introspection seule.

Dans ce que de Koning appelle "l'Ère de l'Imagination", qui valorise la créativité et l'intelligence sensible, cette approche relationnelle est structurelle. À l'heure où l'IA peut simuler l'expertise individuelle, la valeur différenciatrice réside dans la capacité collective à construire du sens et à gérer des tensions productives. Les organisations doivent donc créer une infrastructure psychologique qui normalise l'empathie et la validation.

De Koning conclut que les leaders doivent accepter leur "incomplétude", reconnaissant que leur équipe complète leur vision plutôt que de simplement la soutenir. Le courage et la résilience individuels gagnent en puissance lorsqu'ils sont partagés dans un dialogue collectif. L'évaluation du leadership devrait donc se mesurer à ce que le groupe devient collectivement, et non uniquement aux réalisations individuelles.

Source originale: fastcompany.com