La Saxe envisage sa propre loi sur l'infrastructure critique
Le ministre de l'Intérieur de Saxe, Armin Schuster, étudie la possibilité d'introduire une loi spécifique à l'État pour la protection des infrastructures critiques (KRITIS). Cette démarche fait suite à la découverte d'explosifs près des lignes électriques et vise à renforcer les pouvoirs des opérateurs et la surveillance.

Le ministre de l'Intérieur de Saxe, Armin Schuster, envisage l'introduction d'une loi spécifique à l'État pour la protection des infrastructures critiques (KRITIS). Cette initiative intervient après que les autorités ont découvert et neutralisé douze engins explosifs près de lignes à haute tension et de sous-stations dans les districts de Bautzen et Görlitz vendredi.
Selon M. Schuster, son ministère évalue actuellement si la nouvelle loi fédérale KRITIS offre aux États suffisamment de marge de manœuvre pour des réglementations complémentaires. Il estime que de telles possibilités existent et que la prochaine étape consiste à discuter avec le parlement de l'État de la nécessité de dispositions juridiques supplémentaires adaptées aux conditions spécifiques de la Saxe.
Le ministre de l'Intérieur a également proposé la création d'un conseil stratégique de sécurité. Ce conseil servirait de forum régulier de dialogue entre les opérateurs KRITIS, tels que les fournisseurs d'eau et d'énergie, et les représentants des ministères concernés. L'objectif serait de renforcer la coopération et d'approfondir les discussions sur les questions de sécurité.
M. Schuster a souligné que les opérateurs d'infrastructures critiques ont besoin d'une plus grande liberté opérationnelle pour améliorer la protection de leurs installations. Il a suggéré, entre autres, de faciliter l'utilisation de technologies intelligentes de vidéosurveillance et de drones pour la surveillance. Le ministre a également noté que l'accès aux informations sensibles concernant les installations critiques devrait être plus restreint en ligne pour améliorer la sécurité. Il a ajouté que la situation sécuritaire actuelle nécessite une réévaluation de la protection des données par rapport à la sécurité, avec un accent plus fort sur les intérêts de sécurité.