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Science

Des chercheurs découvrent que les cellules immunitaires communiquent comme les cellules nerveuses

Une recherche allemande a prouvé pour la première fois que les cellules immunitaires humaines utilisent les mêmes signaux chimiques que les neurones, comme la dopamine et l'adrénaline. Cette découverte offre de nouvelles perspectives sur la régulation du système immunitaire.

4 juillet 2026
Des chercheurs découvrent que les cellules immunitaires communiquent comme les cellules nerveuses
Image générée par IA à titre d'illustration

Une équipe de recherche conjointe de l'Université de Münster et de l'Université de la Ruhr à Bochum en Allemagne a confirmé pour la première fois en temps réel que les cellules immunitaires humaines peuvent communiquer en utilisant les mêmes signaux chimiques que les cellules nerveuses : les neurotransmetteurs catécholamines, dont la dopamine et l'adrénaline. Cette découverte offre une perspective nouvelle pour la compréhension des mécanismes de régulation du système immunitaire et a été publiée dans 'Advanced Science'.

La recherche s'est concentrée sur les neutrophiles, le type de globule blanc le plus abondant et la première ligne de défense du corps contre les infections. Dirigée par les Professeurs Louise Erpenbeck et Sebastian Kruss, l'équipe a découvert que ces cellules immunitaires possèdent des mécanismes moléculaires similaires à ceux des cellules nerveuses. Elles peuvent capter les catécholamines, les stocker dans des vésicules intracellulaires et libérer ces molécules de signalisation de manière directionnelle lorsqu'elles sont stimulées par une inflammation, à l'instar des neurones.

La clé pour réaliser ces observations en temps réel a été l'utilisation de capteurs ultrasensibles à base de nanotubes de carbone fluorescents. Ces minuscules détecteurs sont très sensibles aux catécholamines, permettant aux chercheurs de suivre en temps réel, et pour la première fois, le processus de libération à partir de cellules vivantes individuelles sous microscope. L'étude a confirmé que les signaux inflammatoires, tels que la sérotonine et les composants bactériens, agissent comme déclencheurs de cette libération.

Les catécholamines libérées influencent directement la réponse immunitaire. Elles peuvent inhiber les réactions défensives excessives des neutrophiles tout en favorisant simultanément la coagulation sanguine, reliant ainsi directement le système immunitaire et le système vasculaire. Des tests supplémentaires sur des volontaires sains ont confirmé que ce mécanisme est actif lors des réponses inflammatoires réelles dans le corps humain, indiquant un rôle important dans les processus inflammatoires et modifiant la compréhension de la communication des cellules immunitaires.

Source originale: ithome.com