Étude : La condition physique, pas le tabagisme, principal facteur de risque de décès prématuré
Une nouvelle recherche publiée dans le Journal of the American College of Cardiology identifie une mauvaise condition physique comme un facteur de risque de décès prématuré plus important que tout autre facteur de risque cardiaque individuel.

Une étude publiée dans le Journal of the American College of Cardiology a identifié la condition physique comme le prédicteur le plus significatif de décès prématuré. L'étude souligne que les améliorations de la condition physique peuvent réduire considérablement la mortalité, plus encore que l'arrêt du tabac ou la gestion d'autres facteurs de risque cardiovasculaires connus.
Selon les conclusions, une condition physique nettement médiocre est liée à un risque plus élevé de décès prématuré par rapport à d'autres facteurs de risque cardiovasculaires individuels. Bien que l'étude note également que la plupart des individus peuvent obtenir une réduction du risque allant jusqu'à 50 % en améliorant des facteurs de risque modérés, le message principal souligne le pouvoir prédictif de la condition physique globale.
L'article introduit le concept de MET (Metabolic Equivalent of Task) pour mesurer la dépense énergétique lors de diverses activités. Un niveau MET plus élevé, atteint par des activités telles que la marche rapide ou le jogging, est associé à une réduction du risque de mortalité. Des recherches citées du Journal of the American Medical Association indiquent que chaque pas supplémentaire sur l'échelle MET réduit la mortalité toutes causes confondues de 13 % et le risque d'infarctus de 15 %.
La condition physique et l'endurance peuvent également être évaluées par des tests simples, comme monter des escaliers. Gravir quatre étages (60 marches) en moins de 40 secondes peut équivaloir à un niveau MET de 10, indiquant une bonne capacité fonctionnelle. En améliorant ces métriques, en augmentant la marche, le jogging léger ou en intégrant la montée d'escaliers dans les routines quotidiennes, le risque de mortalité peut être réduit. Par exemple, passer d'un mode de vie sédentaire à la marche rapide peut réduire le risque de mortalité de 13 %.
Une approche simple, bien que pas nécessairement facile, pour augmenter la longévité est d'améliorer sa condition physique. L'objectif ne nécessite pas de devenir un athlète d'élite ; il suffit d'être modérément plus en forme qu'auparavant. Cela peut impliquer l'intégration d'activités quotidiennes comme utiliser les escaliers ou faire de courtes promenades dans les routines journalières.