Une étude lie la baisse de l'administration de vitamine K à un risque accru d'hémorragies chez les nourrissons
Une analyse portant sur 5,2 millions de naissances par le Children's Hospital of Philadelphia met en évidence une corrélation entre le refus de la vitamine K et des complications hémorragiques graves.

Des chercheurs du Children's Hospital of Philadelphia (CHOP) ont établi un lien entre la diminution du taux d'administration de vitamine K par voie intramusculaire et une augmentation des cas d'hémorragies chez les nouveau-nés. Cette étude, la plus vaste du genre à ce jour, porte sur plus de 5,2 millions de naissances en milieu hospitalier.
La vitamine K est systématiquement administrée à la naissance pour prévenir les hémorragies par carence en vitamine K (VKDB), des complications qui peuvent entraîner des saignements intracrâniens graves. Les données révèlent qu'une réduction de cette prophylaxie expose les nourrissons à des risques évitables mais potentiellement mortels.
Ces conclusions soulignent la tension croissante entre l'autonomie parentale et les protocoles de soins standards en néonatalogie. Les auteurs soulignent l'importance de renforcer l'information sur les enjeux de sécurité liés à ces interventions médicales préventives.