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Science

Les dents du T. rex suggèrent une température corporelle proche de celle des éléphants

Des chercheurs ont analysé les dents du Tyrannosaurus rex pour estimer sa température corporelle, révélant une valeur d'environ 36 degrés Celsius, comparable à celle d'un éléphant moderne. Cela suggère que le T. rex était un animal à sang chaud.

20 septembre 2026
Les dents du T. rex suggèrent une température corporelle proche de celle des éléphants

Une nouvelle recherche analysant les dents du Tyrannosaurus rex (T. rex) suggère que ce redoutable prédateur maintenait une température corporelle d'environ 36 degrés Celsius, comparable à celle d'un éléphant moderne. L'étude, dirigée par les géochimistes Randon J. Flores et Robert A. Eagle de l'Université de Californie à Los Angeles (UCLA), a utilisé une méthode connue sous le nom de thermométrie dentaire.

Cette technique consiste à analyser les ratios d'isotopes présents dans l'émail des dents fossilisées. Ces signatures isotopiques peuvent servir d'indicateur de la température corporelle de l'animal de son vivant. Pendant des décennies, les paléontologues ont débattu de la physiologie des dinosaures, certains plaidant pour l'endothermie (production interne de chaleur, comme chez les mammifères et les oiseaux) et d'autres suggérant des stratégies thermiques différentes pour diverses lignées.

Les résultats indiquent que le T. rex était probablement un endotherme, produisant sa propre chaleur corporelle. Ceci contraste avec les anciennes représentations du T. rex comme un reptile lent et à sang froid. Ce changement de compréhension reflète une tendance scientifique plus large qui s'éloigne du paradigme 'dinosaure = reptile' pour les considérer comme des créatures plus actives, semblables à des oiseaux.

Cette découverte offre un aperçu significatif du métabolisme et du comportement du T. rex. Être à sang chaud aurait soutenu les besoins énergétiques élevés d'un prédateur actif, expliquant potentiellement son succès écologique. Bien que les débats sur la thermorégulation des dinosaures persistent, cette analyse dentaire fournit des preuves convaincantes de la production de chaleur interne du T. rex.

Source originale: arstechnica.com