TakeMe2Space développe la capacité de calcul en orbite
La startup indienne spécialisée dans les technologies spatiales, TakeMe2Space, développe des plateformes satellitaires capables de traiter des données en orbite. L'entreprise vise à améliorer les applications d'IA pour l'analyse d'images satellitaires en réduisant le transfert de données vers la Terre.

La startup indienne spécialisée dans les technologies spatiales, TakeMe2Space, travaille à révolutionner le traitement des données satellitaires en développant une nouvelle génération de centres de données en orbite terrestre. Son fondateur, Ronak Samantray, estime qu'il existe une opportunité significative à rapprocher la puissance de calcul de l'endroit où les données sont générées, réduisant ainsi la nécessité de transmettre de grandes quantités de données brutes vers la Terre pour analyse.
L'approche de l'entreprise consiste à transformer les satellites en unités de traitement de données plutôt qu'en simples collecteurs. Cela s'appuie sur les principes de l'informatique en périphérie (edge computing) et les étend au domaine spatial. L'objectif est de réduire la latence et les coûts de bande passante, en particulier pour les données d'imagerie générées par les satellites et utilisées dans des applications telles que la surveillance agricole et la gestion des catastrophes.
TakeMe2Space a subi un revers majeur en janvier lorsqu'un échec de lancement de la fusée PSLV-C61 de l'ISRO a détruit la charge utile satellitaire de la startup. Cet incident a retardé les calendriers de déploiement et les engagements clients de l'entreprise. Une nouvelle tentative de lancement est prévue pour octobre.
Malgré les défis techniques et financiers liés à la mise en place de capacités de calcul en orbite, Samantray soutient que le modèle économique est solide. Plutôt que de développer ses propres modèles d'IA, TakeMe2Space prévoit de fournir l'infrastructure permettant à d'autres d'exécuter leurs modèles d'IA dans l'espace. La startup vise ainsi à créer une plateforme qui permet le calcul à la source, tout en minimisant la quantité de données renvoyées vers la Terre.