Déduction fiscale refusée pour un bien locatif transmis contre une rente viagère
Un tribunal fiscal a jugé que les paiements de rente viagère, suite à la transmission d'un bien locatif, ne peuvent être déduits comme charges.

Hambourg, Allemagne – 29 août 2019 – Le tribunal fiscal de Brême (Finanzgericht Bremen) a rejeté la demande d'une contribuable visant à déduire des charges (Werbungskosten) des paiements effectués à son père dans le cadre de la transmission d'un bien locatif contre une rente viagère. La décision confirme que ces versements ne peuvent être considérés comme des dépenses liées aux revenus locatifs.
Dans cette affaire, la contribuable avait reçu un bien immobilier de son père en guise d'anticipation successorale. En contrepartie, elle s'était engagée à lui verser une rente viagère mensuelle. Elle a tenté de déduire intégralement ces paiements de ses revenus locatifs imposables. L'administration fiscale n'avait autorisé qu'une déduction partielle, correspondant à la part d'intérêt imposable de la rente.
Le tribunal a qualifié les paiements au père de rentes viagères (Leibrenten) au sens de la loi fiscale, mais a estimé qu'ils n'étaient pas directement liés aux activités locatives, les excluant ainsi de la catégorie des charges déductibles (Werbungskosten). Le tribunal a souligné que la transmission était une opération à titre gratuit, où le paiement au père répondait davantage à un besoin de subsistance privé qu'à une contrepartie liée aux revenus.
En outre, la décision rappelle que depuis 2008, la déductibilité de certains types de paiements assimilables à des rentes viagères, liés à des transferts de patrimoine, en tant que dépenses spéciales (Sonderausgabenabzug) a été restreinte. Pour les biens immobiliers locatifs, de telles déductions ne sont plus autorisées, ce qui renforce le rejet de la demande de la contribuable.