Décision fiscale : Clarification sur l'interdiction de déduction des prêts dans les participations à plusieurs niveaux
La Cour fiscale fédérale allemande a rendu une décision concernant l'interdiction de déduction de l'article 8b de la loi allemande sur l'imposition des sociétés dans les cas de prêts et de participations à plusieurs niveaux.

La Cour fiscale fédérale allemande (Bundesfinanzhof) a précisé, dans sa décision du 27 novembre 2024, les règles d'interprétation relatives à l'interdiction de déduction prévue par l'article 8b de la loi allemande sur l'imposition des sociétés (KStG) pour les structures de participation à plusieurs niveaux.
L'affaire concernait une situation où une société mère, une GmbH, détenait une participation d'associé commanditaire dans une KG (Kommanditgesellschaft) à vocation patrimoniale et non commerciale. Cette KG avait accordé des prêts à deux filiales qui sont devenues ultérieurement insolvables. La KG a tenté de déduire les pertes résultant de ces prêts comme charges, mais les autorités fiscales ont rejeté cette déduction, invoquant le seuil de participation de 25 % prévu à l'article 8b (3) phrase 4 du KStG.
La Cour fiscale fédérale a déterminé que l'interdiction de déduction n'était pas applicable dans ce cas. La Cour a estimé que la détermination de la participation pertinente pour l'entité prêteuse doit prendre en compte la participation calculée du contribuable individuel, et non celle d'une société intermédiaire. Ceci est dû au principe fiscal selon lequel les actifs de telles sociétés de personnes sont attribués aux associés au prorata. Par conséquent, les pertes réalisées par la KG n'étaient pas ses charges déductibles fiscalement, mais devaient être attribuées à la société mère GmbH en fonction de sa participation proportionnelle dans les filiales.
Cette décision est significative car elle clarifie la détermination du seuil de "nocivité" de 25 % dans les arrangements de propriété complexes. Elle pourrait réduire la fréquence de dépassement de ce seuil dans des scénarios pratiques similaires. Il reste à voir comment les autorités fiscales ajusteront leurs positions interprétatives.