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Santé

Allergie à la viande rouge liée aux tiques : des anticorps plus répandus que prévu

Une étude révèle que jusqu'à 30 % des personnes dans certaines régions des États-Unis pourraient être porteuses de l'anticorps lié à une allergie à la viande rouge transmise par les tiques. Ce chiffre dépasse largement les estimations précédentes.

7 juillet 2026
Allergie à la viande rouge liée aux tiques : des anticorps plus répandus que prévu

Une proportion significative de la population américaine pourrait être exposée au risque d'une allergie à la viande rouge transmise par les piqûres de tiques, selon une nouvelle recherche. Dans certaines régions, jusqu'à 30 % des individus pourraient posséder l'anticorps spécifique associé à cette condition, une prévalence bien plus élevée que ce que l'on croyait auparavant. Ces conclusions ont été publiées dans le Morbidity and Mortality Weekly Report.

Cette découverte suggère que le nombre d'Américains susceptibles de développer cette allergie, qui peut rendre la consommation de viande rouge potentiellement mortelle, est bien plus important qu'on ne le pensait. Les Centers for Disease Control and Prevention (CDC) avaient précédemment estimé que seulement environ 0,14 % de la population américaine, soit jusqu'à 450 000 personnes, souffrait réellement de cette allergie. L'étude souligne également le manque de compréhension de cette maladie unique et les difficultés liées à son diagnostic précis.

La recherche a analysé des dons de sang pour détecter la présence de l'anticorps clé, connu sous le nom d'IgE. Cet anticorps cible spécifiquement une molécule de sucre appelée galactose-α-1,3-galactose, ou alpha-gal. Cette molécule se trouve sur les cellules des mammifères non-primates, tels que les bovins et les porcs, et est également présente dans la salive de certaines espèces de tiques, notamment la tique étoile solitaire (Amblyomma americanum). Les personnes mordues par ces tiques peuvent développer des anticorps IgE contre l'alpha-gal, ce qui peut ensuite déclencher des réactions allergiques à la viande rouge et à d'autres produits d'origine animale comme les produits laitiers et la gélatine.

Ces résultats soulèvent des questions quant au seuil de développement des symptômes cliniques et aux implications plus larges pour la santé publique. Des recherches supplémentaires sont nécessaires pour mieux comprendre la corrélation entre la présence d'anticorps alpha-gal et l'apparition réelle de réactions allergiques.

Source originale: arstechnica.com