Trump veut bloquer les poursuites citoyennes contre les pollueurs
Donald Trump a proposé des mesures qui lui donneraient le pouvoir d'empêcher les citoyens de poursuivre les pollueurs en justice. Ce changement potentiel pourrait modifier de manière significative l'application du droit de l'environnement.

Donald Trump a exprimé le désir de limiter la capacité du public à poursuivre en justice les entreprises qui violent les lois environnementales. Cette initiative cible les lois environnementales clés aux États-Unis, telles que le Clean Air Act et le Clean Water Act, qui contiennent des "clauses de poursuites citoyennes". Ces clauses permettent aux individus et aux groupes d'engager des poursuites judiciaires contre les entreprises considérées comme enfreignant les réglementations environnementales ou contre les agences fédérales pour leur manquement à les faire appliquer.
Ces clauses de poursuites citoyennes ont joué un rôle déterminant dans la protection de l'environnement pendant plus de cinq décennies. Depuis les années 1970, elles ont été invoquées dans plus de 2 000 affaires judiciaires, constituant la majorité des litiges environnementaux. Elles ont conduit à des résultats significatifs, notamment l'arrêt de la construction de barrages pour protéger les espèces menacées, la fin de l'injection d'eaux usées dans les eaux souterraines et l'obtention de 14,2 millions de dollars de pénalités civiles pour des émissions illégales d'une installation pétrochimique.
La proposition a suscité des inquiétudes parmi les organisations environnementales et les experts juridiques. Des restrictions sur les poursuites citoyennes pourraient affaiblir considérablement l'application des lois environnementales et réduire la responsabilité des entreprises. Cela pourrait potentiellement entraîner une baisse des normes de protection de l'environnement et une augmentation de la pollution.
La législation actuelle permet aux citoyens d'agir lorsque le gouvernement ne parvient pas à faire appliquer les lois environnementales. Un changement motivé par la proposition de Trump pourrait inverser ce principe, accordant à l'administration une plus grande discrétion et réduisant les recours possibles pour le public. De plus amples détails et des contestations juridiques potentielles sont attendus.