Droits de douane de Trump sur l'Europe : Conditions et conséquences de l'accord
L'UE et les États-Unis ont conclu un accord commercial préliminaire où l'Europe accepte des droits de douane de 15 % et s'engage à des investissements américains importants. Gerald Hörhan qualifie cet accord d'impérialisme économique.

L'Union européenne et les États-Unis ont conclu un accord préliminaire visant à éviter des menaces de droits de douane de 30 %. L'arrangement stipule que l'Europe acceptera des droits de douane de 15 % sur les marchandises européennes, s'engagera à investir 600 milliards d'euros dans des installations de production américaines et achètera de l'énergie américaine pour une valeur de 750 milliards d'euros.
Gerald Hörhan, PDG d'Investmentpunk Academy GmbH, critique cet accord comme un "impérialisme économique", où la partie la plus forte dicte les termes et profite aux dépens des autres. Il soutient que l'accord vise à promouvoir la ré-industrialisation de l'Amérique et à réduire sa dépendance vis-à-vis des produits étrangers tels que les produits pharmaceutiques et les navires.
Hörhan affirme que cette politique crée des emplois aux États-Unis grâce aux investissements des entreprises européennes, plutôt qu'en Europe. Il compare la situation aux dynamiques commerciales antérieures entre les États-Unis et la Chine, où des droits de douane similaires ont entraîné des baisses d'exportation importantes. Les effets sur les prix auront également un impact sur le pouvoir d'achat des consommateurs et les marges bénéficiaires des producteurs européens.
Bien que Hörhan décrive la situation comme difficile, il ne pense pas que l'Europe soit définitivement perdue. Il conseille aux investisseurs de protéger leur capital en investissant dans des actifs tangibles capables de résister à l'inflation et à la dévaluation monétaire. Dans le climat géopolitique actuel, des actifs tels que l'or physique ou l'immobilier sont mis en avant comme cruciaux pour la préservation du capital.