Les plans de Trump pour le salon d'apparat de la Maison-Blanche critiqués pour leur inspiration monarchique
Les propositions de Donald Trump pour l'intérieur d'un nouveau salon d'apparat à la Maison-Blanche suscitent des critiques. Les rendus évoqueraient des palais royaux européens plutôt que des idéaux américains.

Les projets de Donald Trump pour un nouveau salon d'apparat à la Maison-Blanche ont suscité des critiques de la part de professionnels de l'architecture et de la décoration intérieure. Des rendus partagés sur les réseaux sociaux dépeignent un espace fortement inspiré des monarchies européennes, comme le château de Versailles en France ou le Grand Palais du Kremlin à Moscou, plutôt que de l'architecture fédérale américaine traditionnelle.
La décoratrice d'intérieur Annie Elliott a qualifié les rendus de "version blanchie à la chaux de Versailles" et a comparé l'esthétique de Trump à celle de Louis XIV. Jorge Salgado, cofondateur de Pelletier Salgado Architects, a déclaré que le design emprunte des symboles visuels de pouvoir et de richesse, évoquant les monarchies historiques plutôt que les idéaux de la république américaine. Il a caractérisé le style de "pastiche", c'est-à-dire d'imitation.
Salgado a soutenu que l'architecture de la Maison-Blanche est intentionnellement sobre en termes d'échelle et de style pour refléter les idéaux démocratiques de la nation, contrastant avec la vision opulente de Trump. Le bâtiment existant de la Maison-Blanche représente lui-même cette modestie, a-t-il noté. Le design proposé, pense-t-il, vise à projeter la puissance à travers une esthétique de palais européen.
Le projet a également rencontré des défis juridiques. Le National Trust for Historic Preservation a intenté une action en justice pour arrêter la construction, arguant que seul le Congrès peut approuver des modifications majeures à la structure de la Maison-Blanche. Cependant, la Cour suprême des États-Unis a rendu une décision procédurale qui a permis la poursuite de la construction.
Les estimations de coûts initiales pour le projet de salon d'apparat ont considérablement augmenté. Initialement prévu à 200 millions de dollars, l'administration Trump a ensuite estimé le coût à 400 millions de dollars, les estimations actuelles atteignant apparemment 600 millions de dollars, financés en partie par les contribuables. La décoratrice d'intérieur Sarah Boardman considère ces conceptions comme une "opportunité manquée", suggérant qu'elles s'appuient sur des symboles familiers du luxe européen au lieu d'explorer de nouvelles idées architecturales civiques américaines pour le 21e siècle.